Femme
Agir pour réaliser l’égalité filles - garçons (2021)
de Claire Jacob
Bordeaux (France) : Académie de Bordeaux, 2021, 18 p.
En ligne : www.ac-bordeaux.fr[...]
"Instaurer, dès le plus jeune âge, une culture de l’égalité et du respect entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes de demain, lutter contre les discriminations à raison du sexe, de l’identité de genre ou de l’orientation sexuelle et contribuer ce faisant au bien-être des élèves au sein des établissements, c’est l’une des missions déterminantes de l’École au sens de la Convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif (2019-2024), convention qui est déclinée dans chaque académie à travers des actions éducatives et des actions de formation des personnels."Les déplacements des femmes dans l'espace public
de CARDELLI R.
2021, pp. 102-121
"Le dernier article revient sur les inégalités d’accès à l’espace public entre les femmes selon les ressources dont elles disposent, ainsi que sur les stratégies qu’elles mettent en place pour accéder à l’espace public."Rappels à l'ordre sexué dans l'espace public
de Julien Debonneville, Marylène Lieber
2021, pp. 83-101
"L’article suivant prolonge la réflexion sur les expériences et le ressenti des femmes dans la ville en étudiant les manifestations de violence dans l’espace public. L’approche intersectionnelle privilégiée dans cet article permet de montrer, outre le genre, que d’autres critères comme la race, la classe sociale, l’orientation sexuelle ou religieuse sont également déterminants dans l’analyse des formes de violence dans l’espace public."
de Arnaud Alessandrin, Johanna Dagorn
2021, pp. 63-82
"Le troisième article, à partir d’un ensemble de données d’enquêtes quantitatives et qualitatives, propose une analyse comparée des rapports de genre dans des espaces géographiques différents afin de vérifier les facteurs d’influence du « climat urbain », c’est-à-dire de l’inclusion matérielle et des expériences subjectives dans l’espace urbain."
de ZEILINGER I., Laura Chaumont
2021, pp. 41-62
"Le deuxième article présente également une expérience de démocratie participative dans le cadre de politique d’aménagement du territoire. Les auteures reviennent sur l’expérience de marches exploratoires réalisées dans trois quartiers à Namur."Les espaces publics sont-ils neutres ?
de Corinne Luxembourg, Camille Noûs
2021, pp. 12-40
"Dans le premier article, les auteures questionnent d’emblée le mythe de l’espace public comme lieu démocratique et ce, au niveau de sa conception et de son accès. Elles s’appuient sur un travail d’historicisation, pour aborder l’espace public sous l’angle des rapports sociaux de genre, et procèdent ainsi à une recontextualisation, à la fois sur un plan méthodologique et politique, de l’approche genrée dans les espaces publics."Espace public et inégalités de genre
de CARDELLI R.
2021, pp. 5-11
L'article introduit la série d'article sur les inégalités de genre créées par l'aménagement de l'espace public.
de Anoutcha Lulaba Lekede, Carine Simon
Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2021, 32 p.
En ligne : questionsante.org[...]
"Depuis les années soixante, le nombre de familles monoparentales n’a cessé d’augmenter. Dans leur grande majorité, les familles monoparentales ont essentiellement à leur tête des femmes. Et, très souvent, elles constituent une population à risque de vulnérabilité socio-économique élevée.
Certes, actuellement les mamans solos ne subissent plus la honte et l’opprobre sociales qu’ont eu à affronter les mères célibataires d’autrefois. Mais un examen attentif de leur quotidien révèle qu’elles restent en butte à de multiples difficultés.
En effet, les mères célibataires (qui ont participé à la brochure) témoignent faire toujours l’objet de préjugés, de stéréotypes et de stigmatisations de la part de différentes institutions, de leurs proches, de leur entreprise. Dans le regard des autres, les mamans solos, comme les papas solos d’ailleurs, restent encore souvent… une bizarrerie sociale ! Dans d’autres pans de la société, tout concours encore trop souvent à invisibiliser les mères seules avec enfants. On sait ainsi qu’elles sont, par exemple, toujours victimes de discrimination lors de la recherche d’un logement."
de Kyung-Sook Bang, Kim Sungjae, Lee Gumhee, et al.
2021, 19 p.
En ligne : www.mdpi.com[...]Prévention du tabagisme et accompagnement au sevrage chez la femme (2021)
Paris : RESPADD, Réseau national de prévention des addictions, 2021, 60 p.
En ligne : www.pratiquesensante.org[...]
Après la publication du guide « Tabagisme & santé mentale », ce nouvel outil s’intéresse au tabagisme chez la femme, depuis sa prévention jusqu’à sa prise en charge et vient compléter la gamme d’outils développés par le RESPADD dans le cadre de la stratégie Lieu de santé sans tabac (LSST).À destination des professionnels de santé, ce guide regroupe des informations théoriques sur l’épidémiologie et les conséquences du tabagisme mais aussi une partie plus pratique sur comment intervenir et accompagner les femmes dans le sevrage tabagique. Vous pouvez dès à présent commander cet outil depuis le site du RESPADD ou en adressant votre demande à contact@respadd.orgFemmes et médicaments: une relation toxique?
de Anissa d’Ortenzio
Bruxelles : Education Santé, 2021, pp. 3-6
En ligne : educationsante.be[...]
Le gouvernement Vivaldi affirme dans sa déclaration politique vouloir combattre la surmédicalisation. S’il faut agir efficacement contre la consommation inappropriée de certains médicaments, il est nécessaire d’analyser le phénomène sous le prisme du genre car ce sont les femmes qui en sont les plus touchées. Quel que soit son parcours de vie, chaque femme peut, à un moment ou à un autre de sa vie, être confrontée à une forme de surmédicalisation de son existence. Dans certains cas, des usages non pertinents ont des conséquences négatives sur sa santé et son bien-être, sur l’environnement et sur les dépenses privées et publiques.Ma santé en confinement – Paroles de femmes. D’une bulle à l’autre
de PointCulture (Collection Santé)
Bruxelles : Education Santé, 2021, pp. 7-8
En ligne : educationsante.be[...]
Après une dizaine de jours de confinement, les membres du réseau wallon pour la santé des femmes sont vite interpellés par les impacts de cette situation sur les femmes et notamment les plus fragilisées d’entre elles. De nombreuses questions émergent entre incertitudes et perplexité : combien de temps cela va-t-il durer ? Comment maintenir un lien ? Quelles solutions temporaires mettre en place pour se soigner, continuer à travailler, ou vivre tout simplement ? C’est ainsi que ces associations décident de lancer un appel à témoignages pour entendre les vécus des femmes pendant ce premier confinement.Les femmes, les « oubliées » des maladies cardiovasculaires
de Anissa d’Ortenzio
Bruxelles : Education Santé, 2021, pp. 3-6
En ligne : educationsante.be[...]
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès des femmes en Belgique, devant le cancer du sein. Pourtant, l’imaginaire collectif continue de considérer que la santé du cœur concerne davantage les hommes. Pour comprendre pourquoi ces maladies progressent chez les femmes alors qu’elles reculent chez les hommes, il faut pointer des inégalités de sexe et de genre aux lourdes conséquences sur la santé des femmes. Suivez-nous dans le parcours de soins (des facteurs de risques jusqu’au traitement) d’une femme victime d’un AVC ou d’un infarctus du myocarde, deux exemples parlants pour illustrer ce constat interpellantL'asbl AWSA-Be Interculturalité et féminisme en EVRAS
de Sarah Hassan
Bruxelles : Education Santé, 2021, pp. 10-14
En ligne : educationsante.be[...]
Parler de clitoris, de masturbation, de consentement ou encore d’empowerment avec des femmes originaires du monde arabe : c’est, entre autres, le challenge que s’est lancé l’asbl AWSA. Son site Sexualités Sans Tabou1 regorge de ressources, d’outils et de témoignages recueillis par l’asbl.Alone in a Time of Pandemic: Solo-Living Women Coping With Physical Isolation
de Tanja Kamin, ET AL.
2021, pp. 203–217
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
For people in single households, living alone has become literal and absolute during the social-distancing measures related to COVID-19 and can lead to decreased health and wellbeing. In this article, we examine how solo-living women think, feel, make sense of, and practice COVID-19-related social-distancing measures and, consequently, physical isolation. During lockdown, we interviewed 23 solo-living women between the ages of 25 and 69 years living in Slovenia. We present three levels of responses to social-distancing measures: cognitive, affective, and behavioral. We identified dissonances between these levels of responses, and we learned that affective responses play a significant role in shaping one’s orientation toward and respect for the social-distancing measures.
de Catrina Brown, Sherry H. Stewart
2021, pp. 54–69
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
The objectives of this study were to profile the landscape of women’s alcohol use programs in Canada. We explored service users’ and providers’ beliefs about alcohol use problems and how this affected treatment choices for alcohol use problems. Data were collected through standardized measures alongside in-depth semi-structured narrative interviews in six women’s alcohol treatment sites in Canada. Findings demonstrated that service users and service providers often supported an abstinence choice and were ambivalent about the viability of controlled or managed use in both abstinence- and harm reduction–based programs. Findings showed that women service users in this study had significant rates of trauma and depression which were associated with their alcohol use; the majority still adopted dominant alcohol addiction discourse which emphasizes the need for abstinence. We offer a number of recommendations to improve the viability of harm reduction for alcohol use in women’s treatment programs.Des enfants ? Elles ont dit : "non, pas pour moi" (2020)
Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2020, 28 p.
En ligne : questionsante.org[...]
La brochure de Question Santé Des enfants ? Elles ont dit : "non, pas pour moi" met en lumière la difficulté à poser des choix individuels opposés à la norme collective.Certaines femmes ont choisi de ne pas avoir d’enfant. Jamais. Pas même après avoir trouvé leur prince charmant, pas même après avoir consolidé leur carrière, pas même après avoir fait le tour du monde. Jamais, ça veut dire : jamais. Leur non-désir de grossesse, elles le ressentent de manière aussi viscérale que les femmes qui veulent un enfant à tout prix. Leur refus catégorique a été murement réfléchi et pourtant il pose question et fait débat dans la société. En effet, la norme qui prédomine largement est celle de la fondation d’une famille. Si bien que le choix de celles qui ne veulent pas d’enfant n’est pas toujours bien respecté.
Au niveau légal, on observe un recul du droit des femmes à l’IVG dans de nombreux pays. Au niveau médical, les femmes doivent se heurter à un certain paternalisme, volontiers moralisateur. Au niveau social, les femmes rejetant ce modèle qui érige la mère en modèle absolu sont marginalisées. Pour résumer, dans Save yourself, Danielle Henderson écrit : “En tant que femme qui a choisi de rester sans enfant, j’ai généralement un seul problème : les autres adultes.” La réalité est là : le non-désir d’enfant relève de l’indicible et est facteur d’exclusion sociale.
La procréation est-elle une obligation ? Demande-t-on aux femmes qui ont décidé d’avoir un enfant si elles ont « une bonne raison » de le vouloir ? La maternité, la parentalité sont-ils des incontournables à une vie épanouie ?
A côté des femmes qui ne veulent pas d’enfant, on retrouve de plus en plus de femmes qui avouent regretter d’être devenues mères. Un constat qui heurte dans un contexte où la fécondité est maîtrisée. Pourtant le contexte sociétale acceptant difficilement les femmes qui refuse de devenir mères devrait permettre de le comprendre. Est-ce si simple de poser un choix individuel réfléchi, pesé, décidé et… différent de la norme collective
de Manoë Jacquet, Miriam Ben Jattou
Bruxelles : Femmes et santé asbl, 2020, 76 p.
En ligne : www.femmesetsante.be[...]
« Zones à défendre » est un guide d’autodéfense féministe dans le cadre des consultations en santé sexuelle et reproductive. Il a été conçu et façonné par des associations féministes, en éducation permanente et en promotion de la santé. S’agissant également de la Journée internationale d’action contre la marchandisation de la santé, il nous semblait indispensable, dans le contexte actuel, d’inscrire cette publication dans une démarche de solidarité avec les professionnel.le.s de santé en lutte : questionner la violence inhérente au système de santé actuel. Nous sommes convaincues que les violences au sein des consultations en santé sexuelle et reproductive sont le résultat de systèmes d’oppression sexistes et néolibéraux. Ainsi, la lecture de ce guide devrait permettre de poser les questions suivantes : comment, en temps de pandémie, penser nos droits en tant que patientes ? Comment, en temps de crise sanitaire, conserver nos capacités à être entendues par les professionnel.le.s de la santé ?
ZoneADefendre_Vc_V5.pdfAdobe Acrobat PDFPréférences des femmes vis-à-vis du dépistage du cancer du sein
de Sicsic Jonathan, Nathalie Pelletier-Fleury
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2020, p. 7-17
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Introduction : Au cours de ces dix dernières années, la balance bénéfice-risque associée au dépistage du cancer du sein a été largement débattue. À ce jour, il n’existe malheureusement pas de données françaises interrogeant le point de vue des femmes et leurs préférences (au sens économique) vis-à-vis de ce dépistage, pourtant controversé.
Méthodes : Un questionnaire élaboré selon la méthode des choix discrets et administré par un institut de sondage auprès de femmes françaises, a été développé afin de révéler leurs préférences et les arbitrages qu’elles réalisent en tenant compte des bénéfices et des inconvénients du dépistage (risque de surdiagnostic et de faux positif), de façon collective et individuelle.
Résultats : Huit cent douze femmes représentatives de la population française (âge, statut socio-économique, localisation géographique) ont rempli le questionnaire diffusé sur internet. En moyenne, les femmes seraient prêtes à accepter 14,1 surdiagnostics (médiane : 9,6) et 47,8 faux positifs (médiane : 27,2) pour éviter un décès lié au cancer du sein. Les simulations issues des modèles à préférences aléatoires prédisent que moins de 50 % des femmes seraient disposées à accepter un dépistage avec une balance bénéfice-risque de 10 surdiagnostics (ou 30 faux positifs) par décès évité.
Conclusion : Les femmes françaises arbitrent réellement entre les bénéfices et les inconvénients du dépistage, en accordant relativement plus d’importance aux bénéfices qu’aux risques. Les préférences sont toutefois très hétérogènes, et ce résultat montre à quel point il est nécessaire de transmettre aux femmes une information neutre et complète leur permettant de prendre une décision informée conforme à leurs préférences.
de Catherine Embersin-Kyprianou, A. Yermachenko
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2020, pp. 9-15
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Position du problème
Les femmes qui ont des consommations de produits psychoactifs pourraient avoir plus de grossesses non prévues et des difficultés d’accès à une contraception fiable que celles qui n’ont pas ce type de consommation. Les données sur ce sujet en population générale sont rares, particulièrement en France.
Méthodes
Cette étude s’appuie sur les données du Baromètre Santé 2016 recueillies auprès de femmes âgées de 15 à 49 ans, vivant en Île-de-France (n=1626). Les consommations de produits psychoactifs illégaux (cannabis, substances utilisées par voie intranasale ou intraveineuse) ont été évaluées au cours de la vie et, pour le cannabis, au cours des 12 mois précédant l’enquête. Les grossesses non prévues ont été renseignées au cours des cinq ans précédant l’enquête, l’utilisation de la contraception d’urgence, l’interruption volontaire de grossesse (IVG), et l’expérience de violences sexuelles au cours de la vie. Nous avons également étudié le nombre de partenaires sexuels dans les 12 mois précédant l’enquête et le type de contraception utilisé. Les analyses ont été menées à l’aide de modèles de régression logistique pondérés, en ajustant sur les caractéristiques sociodémographiques et la consommation quotidienne de tabac.
Résultats
Les femmes rapportant des consommations de produits psychoactifs illégaux avaient une probabilité plus élevée que les non-consommatrices d’avoir eu une grossesse non prévue dans les 5 ans (OR associé au cannabis au cours de la vie : 1,61, IC à 95 % 1,00–2,58), d’avoir utilisé une contraception d’urgence (ORs de 2,20 à 2,90), d’avoir eu une IVG (OR associé au cannabis au cours de la vie : 1,77, IC à 95 % 1,26–2,49), et d’avoir subi des violences sexuelles (ORs de 1,87 à 3,14). Elles avaient aussi plus de partenaires sexuels que les non-consommatrices, mais ne différaient pas en termes de mode de contraception utilisé.
Conclusion
En population générale, on observe des liens entre consommations de produits psychoactifs illégaux par les femmes et probabilité accrue de grossesse non prévue et de violences sexuelles. Ces résultats devraient être portés à l’attention des professionnels de santé en contact avec les femmes, afin de repérer celles qui ont des conduites addictives et identifier leurs besoins de santé sexuelle et reproductive.Ménopause… Une étape et non un drame (2019)
Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2019, 15 p.
En ligne : questionsante.org[...]
La ménopause est une réalité universelle qui touche toutes les femmes sur terre. Alors que cette étape est vécue positivement dans de nombreuses cultures, en Europe et Amérique du Nord, la ménopause est devenue une question de santé préoccupante tant elle est associée à une expérience pénible pour les femmes. Les représentations sociales de nos sociétés occidentales sur les femmes matures permettent de comprendre la vision négative de celles-ci par rapport à leur ménopause. En effet, les messages qui associent la minceur à la jeunesse et au fait d’être désirable y sont omniprésents. Or, lors de la ménopause, des transformations physiques apparaissent et s’inscrivent à l’inverse des diktats de beauté imposés aux femmes par notre société. Une fois l’âge de la fertilité passée, les femmes deviennent ainsi « sans intérêt » et vivent un phénomène d’invisibilité sociale. Elles sont absentes du paysage médiatique et peinent également à attirer les hommes. « La pression sur la femme qui vieillit est injuste, avec un gout de domination patriarcale, qui nous range du côté des fleurs flétries non fécondables. Cela me met en colère. » (Témoignage anonyme) Le potentiel de séduction de la femme ne tient-elle qu’à sa fertilité ? Comment faire pour que cette période n’enferme pas dans des états dépressifs et un sentiment que le meilleur est passé ? Notre société peut-elle aider les femmes à aborder plus sereinement la ménopause ? A travers l’expérience de femmes venues d’ici ou d’ailleurs, la nouvelle brochure d’éducation permanente : « Ménopause… Une étape et non un drame » de Question Santé interroge : pour le bien-être de toutes, n’est-il pas temps de prendre exemple sur d’autres cultures en considérant positivement la ménopause ?
de Nathalie Jauvin, Mariève Pelletier
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2020, 68 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Ce rapport présente les résultats de l’analyse des données issues d’une étude descriptive visant à documenter la perception qu’ont les femmes à l’égard des mesures de conciliation travail-vie personnelle en place dans leur milieu de travail, l’organisation du travail et leur état de santé mentale. Voici, de façon synthétique, ce que les analyses nous apprennent sur l’expérience de conciliation du travail et de la vie personnelle des participantes. Concilier c’est surtout être en mesure d’organiser son temps et son énergie en tricotant pour trouver un équilibre entre le travail et la vie personnelle, principalement la famille, en tentant de respecter du mieux possible ses valeurs et ses priorités. La conciliation travail-vie personnelle interpelle avant tout la portion « famille » et, plus particulièrement, la question des soins et des responsabilités liées aux enfants. Cette conciliation travail-famille repose encore avant tout sur les épaules des femmes. Elles aspirent, en amont, à un partage plus important de la conciliation avec les hommes, une situation qui leur permettrait de trouver un meilleur équilibre dans leur propre vie et, ainsi, aspirer à une meilleure santé mentale. Pour les femmes, certains contextes de travail sont plus favorables à la conciliation travail-vie personnelle et, incidemment, à la santé mentale. Ils sont notamment caractérisés par :la présence de soutien social, plus particulièrement celui du gestionnaire; la reconnaissance par la gestion des défis pour les travailleuses qui doivent tenter de concilier le travail et la vie personnelle; la mise en place de mesures de conciliation accessibles à tous. Des conditions sont moins favorables, notamment : une charge de travail élevée; une faible autonomie décisionnelle; une faible reconnaissance au travail. Il s’avère important de tenir compte des risques psychosociaux du travail, notamment la charge de travail, pour favoriser une meilleure conciliation travail-vie personnelle de même qu’une meilleure santé mentale. Au travail, la conciliation est perçue comme étant avant tout la responsabilité de l’employeur, mais elle repose beaucoup, concrètement, sur les épaules des supérieurs immédiats qui, selon les cas, la facilitent ou non. Lorsque la conciliation est difficile, les travailleuses en subissent les effets, notamment : une charge mentale élevée, de la détresse psychologique, de l’épuisement. Certaines sont encore plus touchées : celles qui ont de jeunes enfants et, plus encore, celles dont les enfants ont des besoins particuliers. Les femmes qui ont de la difficulté à concilier et qui sont exposées à des risques psychosociaux du travail sont davantage touchées par la détresse psychologique que celles qui évaluent, de leur côté, avoir de la facilité à concilier. Les organisations peuvent aussi être touchées par les impacts de la difficulté à concilier : roulement du personnel, désengagement de certaines, présentéisme. Le fait d’avoir accès à des mesures de conciliation travail-vie personnelle favorise le maintien d’une bonne santé mentale. L’accès à une plus grande flexibilité dans l’utilisation de ces mesures constitue un enjeu particulièrement crucial puisque celle-ci permet une plus grande souplesse dans l’utilisation des mesures en fonction des réalités de chacun. Il importe de viser une plus grande équité pour l’accès aux mesures, sans toutefois nuire à la flexibilité d’application et d’ajustement des mesures en fonction des diverses réalités familiales et personnelles.
Continued tobacco consumption during pregnancy and women’s depression and anxiety symptoms
de Carmen M. Mıguez
2019, pp. 1355–1365
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Objectives: This study aimed to analyse depression and anxiety symptoms changes from the first to the third trimester of
pregnancy in non-smokers versus quitters versus continuous smokers, and the contribution of depression and anxiety
symptoms to continued tobacco consumption during pregnancy.
Methods: The sample comprises 850 Spanish pregnant women (595 non-smokers, 123 quitters, and 132 continuous
smokers), assessed at the first and the third trimester of pregnancy with a questionnaire concerning socio-demographic,
obstetric, and tobacco consumption information, and measures of depression and anxiety.
Results: Continuous smokers during pregnancy showed more depression and anxiety symptoms than both non-smokers and
quitters and no changes from the first trimester to the third trimester of pregnancy, while both non-smokers and quitters
revealed a decrease in depression and anxiety symptoms. More anxiety symptoms at the first trimester (OR 1.03) and
depression symptoms at the third trimester (OR 1.14) were associated with continued smoking during pregnancy.
Conclusions: Anxiety and depression symptoms need to be considered to screening for women at risk of smoking during
pregnancy. Future prenatal smoking cessation interventions must take into account these variables
Bruxelles (Belgique) : Cultures&Santé, 2019, 40 p.
En ligne : www.cultures-sante.be[...]
Dans la continuité de nos actions autour de la santé des publics ayant vécu l’exil, Cultures&Santé met en place des rencontres interprofessionnelles annuelles, focalisées sur le territoire bruxellois. Ces espaces d’échanges et de création de liens ont été nommés Tables d’échanges santé migrant·e·s. Pour la première édition en 2018, la thématique s’est tournée vers les publics féminins, touchés par des inégalités de genre et le recours aux services du social et de la santé. À partir des constats et des pratiques et sous forme d’ateliers participatifs, cette matinée proposait de traiter différentes questions : Quels sont les freins identifiés et partagés par les acteurs et actrices bruxellois·es dans ce domaine ? Quels sont les apports de chacun·e dans le continuum de la prise en charge ? Quelles sont les expériences des différent·e·s acteurs et actrices bruxellois·es pour améliorer le recours aux services ? Cet événement offrait un espace d’échanges de savoirs et de pratiques et visait l’identification de besoins et ressources. Il s’adressait aux professionnel·le·s issu·e·s de secteurs variés, agissant à différents niveaux et participant à la promotion de la santé de ce public, mais également directement aux femmes ayant vécu l’exil. La présence de ces acteurs et actrices, de secteurs divers et complémentaires, était nécessaire afin d’appréhender de manière cohérente et globale la problématique, et de passer progressivement de préoccupations partagées à des perspectives d’orientations coordonnées. Cette table d’échanges contribuait également à un objectif transversal de renforcement de liens entre différent·e·s acteurs et actrices bruxellois·es. En prévision de l’édition 2019, ce document vous propose une compilation des échanges, de manière à percevoir les rôles des différents services et à garder une mémoire des pratiques. Vous y trouverez une introduction à la problématique, une présentation du format de la rencontre, pour enfin développer les échanges de savoirs et de pratiques lors de la table.Soulèvement de charges au travail et grossesse (2019)
de Agathe Croteau
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2019, 230 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Outre les facteurs personnels pouvant affecter le bon déroulement de la grossesse, l’accumulation de contraintes professionnelles, incluant les efforts physiques, est associée à certaines issues défavorables de la grossesse L’effet spécifique du soulèvement de charges sera examiné ici. Il est fréquent que les travailleuses enceintes doivent soulever des charges. Selon les sources consultées et les définitions utilisées, on peut estimer que 12 % à 28 % des travailleuses enceintes sont exposées au soulèvement de charges. D’où l’importance de comprendre les effets du soulèvement de charges sur la grossesse selon le poids et la fréquence des soulèvements, lorsque des recommandations sont faites dans le cadre du programme Pour une maternité sans danger. Ce travail fait la synthèse systématique des connaissances scientifiques disponibles concernant les effets de l’exposition au soulèvement de charges au travail sur la grossesse.
de S. Lemieux, M. Tourigny
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2019, pp. 285-294
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Position du problème
Une proportion considérable de victimes d’agression sexuelle à l’enfance présente des séquelles psychologiques à l’âge adulte. Les facteurs permettant de comprendre pourquoi certaines victimes développent ces séquelles alors que d’autres non, demeurent peu explorés. Dans ce contexte, l’objectif principal est d’examiner la contribution spécifique des caractéristiques contextuelles des agressions sexuelles à l’enfance, des mauvais traitements subis à l’enfance et des tentatives de suicide à l’adolescence dans le développement de la dépression et du trouble de stress post-traumatique à l’âge adulte. L’objectif secondaire est d’établir les prévalences des diverses formes de mauvais traitements subis à l’enfance, de la présence d’un trouble de stress post-traumatique et de dépression à l’âge adulte parmi les femmes agressées sexuellement à l’enfance.
Méthodes
L’échantillon se compose de 479 victimes d’agression sexuelle à l’enfance ayant participé à deux enquêtes distinctes menées auprès de femmes québécoises.
Résultats
Plus de la moitié de ces femmes rapportent au moins une autre forme de mauvais traitements à l’enfance ; 30 % d’entre elles présentent des symptômes de stress post-traumatique et 40 % des symptômes de dépression à l’âge adulte. Les analyses de régression montrent que la présence d’un trouble de stress post-traumatique est associée à la précocité de l’agression sexuelle à l’enfance, à la continuité intergénérationnelle de la victimisation sexuelle ainsi qu’aux expériences de mauvais traitements physiques et à la négligence. La dépression est associée aux mauvais traitements psychologiques et à la négligence, au fait d’avoir reçu une réaction non aidante lors du dévoilement de l’agression sexuelle à l’enfance et aux tentatives de suicide à l’adolescence.
Conclusion
Les résultats confirment la nécessité de considérer le cumul de divers facteurs d’adversité plus distaux lors de l’évaluation psychosociale des femmes agressées sexuellement à l’enfance permettant ainsi de mieux comprendre et traiter leurs séquelles psychologiquesQuelles approches pour mieux prévenir les addictions auprès des publics féminins ?
de Carine Mutatayi
Bruxelles : Prospective Jeunesse asbl, 2019, pp. 8-10
En ligne : prospective-jeunesse.be[...]
Alors qu’en Belgique, les études traitant du genre et des drogues sont peu nombreuses, l’Observatoire français a publié différentes analyses sur la prévention genrée. Carine Mutatayi nous résume les principaux enseignements de ces travaux.Vive Olympe ! Un jeu pour explorer l'histoire des droits des femmes en Belgique (2018)
Bruxelles (Belgique) : Cultures&Santé, 2018, 28 p. ; 60 p. ; 34 p.
En ligne : www.cultures-sante.be[...]
Ce kit propose de parcourir l'évolution du statut des femmes et de leurs droits.Il propose 7 pistes d'animation qui reposent sur une série de 30 cartes illustrées. Celles-ci font référence à 30 moments-clés de l'histoire des droits des femmes en Belgique. Elles traversent 6 thématiques : l’emploi, l’instruction, la santé – les droits sexuels et reproductifs, la famille, la citoyenneté et le mouvement social.L'outil vise à travers ce dispositif ligne du temps à mettre en évidence le processus d'acquisition de ces droits, droits qui nous paraissent aujourd'hui aller de soi alors qu'ils sont le fruit de luttes politiques et alors que l'égalité entre les sexes n'est pas encore accomplie dans les faits, ni dans les droits.
EP2018-viveOlympe-explication-cartes.pdfAdobe Acrobat PDFPenser la santé autrement : vers une approche globale et féministe ?
de Fanny Colard
Bruxelles : Education Santé, 2019, pp. 20-24
En ligne : educationsante.be[...]
Aujourd’hui, la médecine se révèle de plus en plus divisée en spécialisations multiples et la santé de chacun-e n’est plus que très rarement analysée dans sa globalité. C’est l’approche biomédicale qui s’impose principalement, proposant une vision de la personne, de la santé et de la maladie axée sur la biologie. Pourtant, d’autres approches de la santé ont toujours coexisté et continuent de se développer un peu partout, et tout particulièrement au Québec. Celles-ci remettent en cause le modèle biomédical dominant. Le présent article se focalise sur une théorie québécoise, dite de l’approche globale et féministe de la santé
Femmes, genre et promotion de la santé : origine et perspectives du réseau
de Manoë Jacquet
Bruxelles : Education Santé, 2019, pp. 12-16
En ligne : educationsante.be[...]
En 2018, Femmes et Santé asbl est mandatée par la Cocof pour créer et renforcer un réseau « Femmes, genre et promotion de la santé » sur le territoire bruxellois. La mise en place de ce réseau prévue par le plan stratégique de promotion de la santé 2018-2022, répond à l’objectif transversal « lutter contre les inégalités basées sur le genre ». Nous vous proposons ici de (re)découvrir Femmes et Santé asbl, la Plateforme pour Promouvoir la Santé des Femmes, l’articulation entre ces entités et la nouvelle mission de réseau, ainsi que les projets portés par celui-ci.
de Gladys Ibanez, Hector Falcoff
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2018, pp. 89-97
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Près de 10 % des femmes enceintes françaises déclarent avoir ressenti un mal-être psychologique au cours de leur grossesse. Cette prévalence peut être doublée ou triplée parmi les femmes présentant des facteurs de vulnérabilité sociale. Parmi ces femmes, 81,3 % n’ont pas consulté un professionnel de santé au cours de leur grossesse pour ces difficultés. Le projet Bien-être vise à améliorer le repérage précoce des vulnérabilités psychologiques ou sociales et le parcours de soin actuel des femmes enceintes vulnérables, et à évaluer l’intérêt de l’entretien prénatal précoce dans l’accompagnement de ces femmes.L'allaitement, ça compte! - Guide essentiel sur l'allaitement pour les femmes et leur famille (2018)
France : Meilleur départ, 2018, 44 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Ce livret aidera les femmes et leur famille à explorer le processus d'allaitement. Les sujets incluent : la prise de décision éclairée, le démarrage et l'apprentissage de l'allaitement, les réponses aux questions et inquiétudes les plus courantes, et les lieux où obtenir de l'aide.Les fiches d'information ci-dessous complémentent le livre L'allaitement, ça compte! Conduits lactifères obstrués ou bouchés, Exprimer et conserver le lait maternel, Infection mammaire (mastite), Le muguet (infection buccale)
breastfeeding_matters_FR_LR.pdfAdobe Acrobat PDFMon carnet de grossesse (2018)
Bruxelles : Office de la naissance et de l'enfance (ONE), 2018, 76 p.
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« Mon carnet de grossesse » s'adresse à la femme enceinte. C’est outil permet le suivi médical de la grossesse et fournit à la future maman des infos pratiques sur la grossesse, l’accouchement et les premières semaines après la naissance. Elle peut également y noter ses impressions, ses questions, ses anecdotes, ses dates-clé,... Les futures mamans suivies en consultation privée (sage-femme, gynécologue) ainsi que les professionnels intéressés de l’utiliser ou de le mettre à disposition des futures mères qu’ils accompagnent, peuvent l’obtenir gratuitement sur simple demande à l’ONE.
Mon_Carnet_de_Grossesse_Carnet_de_la_mere_2018_.pdfAdobe Acrobat PDFLes femmes face au sida (2018)
France : Le planning familial, 2018, 36 p.
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La pandémie VIH sida s’est largement féminisée depuis 10 ans. Aujourd’hui, 51% des personnes vivant avec le VIH dans le monde sont des femmes, 60% en Afrique subsaharienne. En France, 60% des nouveaux diagnostics concernaient des personnes ayant été contaminées lors de rapports hétérosexuels dont 58 % de femmes Les femmes ont plus de risques d’être contaminées par le VIH et autres IST que les hommes en raison de spécificités anatomiques, biologiques et sociales rendant la transmission plus facile de l’homme à la femme. Le risque de transmission du virus du VIH d’un homme contaminé à une femme est deux fois supérieur à celui d’une femme contaminée à un homme (plus grande surface des muqueuses, perméabilité du col de l’utérus, contact prolongé du sperme avec la muqueuse vaginale). Cette transmissibilité peut être encore augmentée s’il existe des infections sexuellement transmissibles (IST). Des rapports violents ou forcés peuvent également accroître le risque de transmission par les blessures qu’ils entrainent. Les raisons ne sont pas seulement anatomiques ou biologiques mais aussi sociales. Les femmes ne sont pas toujours en situation de négocier le préservatif ou toute autre forme de protection parce que leur position sociale est moins bonne. Demander à mettre un préservatif, parler de sexualité et de prévention peuvent être des tabous. Les femmes ne connaissent pas leur exposition particulière au risque de contamination du VIH et des IST, pensant que cela ne les concerne pas, le Sida restant une "maladie des hommes". Alors que l’épidémie se féminise, peu d’études ont été réalisées pour appréhender les particularités de l’infection par le VIH et de son traitement chez les femmes. Les femmes séropositives témoignent de multiples difficultés en ce qui concerne leur vie intime. Et pourtant, avec l’évolution des traitements qui permet aujourd’hui de se projeter dans le long terme, la qualité de vie et la sexualité des personnes atteintes deviennent des questions importantes. Il faut aborder la gestion de leurs prises de risque via des stratégies de réduction de ceux-ci pour leur permettre de vivre une sexualité plus épanouie.

2018_01_guide_pour_agir_femmes_face_au_sida_PF.pdfAdobe Acrobat PDF
Bruxelles : Groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles-Gams, 2017, 60 p.
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Une matinée d’étude sur la Convention d’Istanbul et la prévention des mutilations génitales féminines s’est tenue le 17 janvier à l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, en collaboration avec Intact et le GAMS. L’Institut a introduit cette matinée en rappelant l’importance qu’il accorde à la lutte contre cette problématique. Un guide de bonnes pratiques améliorant la prévention et la protection des filles et des femmes victimes ou à risque d’excision a été présenté, pour la première fois, sous une version néerlandophone. Il s’adresse aux différents secteurs qui peuvent être confrontés à la problématique des MGF au moyen d’une fiche transversale, de fiches sectorielles (santé, aide à la jeunesse, police et justice, accueil des demandeur-e-s d’asile) et d’annexe
2017-guide-bonnes-pratiques-gams-intact-full.pdfAdobe Acrobat PDFLa promotion de l’allaitement maternel chez les femmes en situation de précarité en Haute-Normandie
de Aurélie Dornier
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2018, pp. 35-44
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Introduction : En France, la prévalence de l’allaitement maternel chez les femmes en situation de précarité est inférieure au reste de la population. La Haute-Normandie est une région fortement touchée par la précarité, en particulier chez les femmes.
Objectif principal : Déterminer l’offre en matière de promotion de l’allaitement maternel à destination des femmes en situation de précarité en Haute-Normandie. Objectifs secondaires : Décrire la prévalence de l’allaitement maternel et identifier les freins à l’allaitement maternel dans cette population.
Méthodes : Cette étude observationnelle transversale a été menée sur cette région de mars à juin 2015, en trois volets : 1) envoi de questionnaires aux acteurs accompagnant les femmes en situation de précarité ; 2) analyse des certificats de santé obligatoires chez l’enfant et 3) entretiens sociologiques chez 15 femmes en situation de précarité.
Résultats : Parmi les 29 structures ayant répondu favorablement, seules quatre avaient mis en place des actions d’accompagnement à l’allaitement maternel auprès des femmes en situation de précarité, avec des retours positifs. À peine la moitié des femmes en situation de précarité avait initié un allaitement maternel en Haute-Normandie (Eure = 50 %, Seine-Maritime = 54 %). Enfin, les facteurs habituellement connus pour influencer l’allaitement et sa durée ont été retrouvés chez les femmes en situation de précarité.
Conclusion : Des pistes d’actions de soutien de l’allaitement maternel auprès des mères en situation de précarité ont pu être élaborées, orientant ainsi les politiques locales en matière de diminution des inégalités sociales de santé sur le territoire de santé de Haute-Normandie.
